
Le Chêne-liège (Quercus suber L.)constitue depuis longtemps une importante ressource forestière économique de l’Algérie. Le liège qu’il fournit rentre essentiellement dans l’industrie de bouchons, produit forestier algérien le mieux payé, le plus souvent destiné à l’exportation vers l’étranger. La dynamique du commerce de cette ressource, renouvelable et rentable, a permis la naissance de plusieurs unités de transformation du liège en Algérie. Confrontées à la régression alarmante des subéraies en raison de divers facteurs, en passant de 450 000 à moins de 200 000 ha productifs, cette filière est sérieusement menacée. A cette menace s’ajoute la problème de la production qui a chuté de 30 000 à 10-12 000 tonnes/an. Outre le problème quantitatif, le liège a subi également sur le plan qualitatif une dépréciation inquiétante où plus de 60% de la récolte est impropre au bouchonnage et destinée alors à la trituration.
La demande continue en liège de qualité, actuellement certifié sur le marché mondial, impose la redynamisation de la subériculture en Algérie pour le développement et la sauvegarde de la filière liège, et ce par la mise en œuvre d’une stratégie nationale de gestion adéquate et durable des subéraies.