La qualité est un droit
Pas une faveur

Les goudrons : les goudrons de cigarettes sont en fait un mélange de substances lourdes, partiellement brûlées ou non, et de substances minérales. Comme tous les goudrons, ils imperméabilisent toute conduite sur laquelle ils sont appliqués. Dans le cas de l’homme, c’est tout le tractus respiratoire qui est touché, la bouche, le pharynx, les bronches, les bronchioles, les alvéoles pulmonaires, etc… De plus, ils altèrent les cellules et provoquent la mutation de leurs gènes. Ceci explique toute une série de tumeurs qui affectent les fumeurs, cancers de la langue, du larynx, du pharynx, celui de la trachée artère, des poumons, de la vessie et de l’utérus.

 

Comme indiqué plus haut, les goudrons imperméabilisent tous les chemins qui les accueillent ; si on ne retenait que les voies respiratoires, on serait loin, très loin du compte. En effet, ils se déposent également dans les vaisseaux sanguins, ce qui favorisent le dépôt de plaques d’athéromes responsables d’affections cardiovasculaires sérieuses comme l’angine de poitrine, l’hypertension, la thrombose de membres inférieurs, l’AVC, l’hémiplégie, ainsi que l’impuissance masculine. Cette dernière étant due à une déficience de l’irrigation des vaisseaux sanguins de l’organe mâle.

 

A ceux et celles qui sont sensibles à différents canons de la beauté, il faut signaler que les goudrons participent au jaunissement des dents ainsi qu’à la fragilisation du collagène, ce tissu qui assure la souplesse de la peau. Lorsque ce tissus est agressé par les goudrons, un manque d’hydratation ainsi que par les rayons solaires (spécialement les UV), il perd de sa souplesse et casse : bonjour les rides…..!!!

Les nitrosamines : Les nitrosamines se retrouvent chez les fumeurs, sniffeurs et mâcheurs de tabac. Que l’on soit fumeur actif ou passif, on ne leur échappe guère. Les nitrosamines sont à l’origine  de fortes altérations génétiques, provoquées par l’alkylation de l’ADN.

· Elles se forment lors du séchage, du stockage et de la maturation des feuilles de tabac. Comme toutes les nitrosamines, elles sont responsables de divers cancers associés au tabac : poumon, cavité buccale, œsophage, foie et col de l’utérus. Il y a quelques années déjà que le pouvoir cancérigène des nitrosamines a été mis en évidence grâce à une simple expérience : des souris de laboratoire avaient été rasées sur une partie de leur peau; ensuite, on badigeonna la surface épilée d’une nitrosamine et, au bout de 15 jours, la souris développa un cancer de la peau. Il n’y a pas de preuve plus éloquente de l’agressivité de ces substances.

·  Quant à la relation entre le cancer de l’utérus et les nitrosamines des cigarettes, il convient de mentionner que les nitrosamines, en passant par la circulation sanguine, se fixent avec prédilection sur la muqueuse utérine où ils provoquent également des altérations fonctionnelles et mutations cellulaires. De plus, et cela est un résultat de recherches assez récentes, les nitrosamines stimulent la croissance et de la multiplication du Papillomavirus humain (Cancer du col de l’utérus) J. Virol., 2008, 82(2), 1053-1058 .

Tabac et future maman : que l’on fume publiquement ou en cachette, la cigarette fera toujours des dégâts. Prendre conscience de ces risques est un premier pas vers l’abandon de cette drogue.  Voici quelques effets de la cigarette chez la femme enceinte :

· - la nicotine et le dioxyde de carbone diffusent vers le bébé à travers le placenta : le bébé à naître est non seulement privé d’oxygène, mais devient un toxicomane précoce. Rien de surprenant qu’à l’adolescence ou à l’âge adulte, il recherche ses plaisirs auxquels il avait déjà goûté dans le sein de sa maman. Le résultat est le même si la femme ne fume pas mais que son mari l’enfume allégrement chaque fois qu’il revient à la maison.

· - généralement, l’enfant naît avec un poids faible, ce qui l’expose à une plus grande fragilité vis-à-vis des maladies. De plus, son périmètre crânien ainsi que sa taille sont faibles par rapport à la moyenne des bébés de son âge.

Que faire? Ceci concerne tout le monde, depuis l’individu isolé, en passant par la famille, les éducateurs et formateurs, les structures de la santé publique et les pouvoirs publics. La fumée s’envole dans l’air, plus légère qu’une feuille d’automne, mais la facture à payer est extrêmement lourde pour la société.

Pr. J. Kajima Mulengi

Laboratoire COSNA