La deuxième Conférence internationale sur le développement durable pour une meilleure qualité de vie, placée sous le thème « Les ressources naturelles au service des Objectifs de développement durable » (SDBQL 2026), a ouvert ses travaux mercredi 30 septembre à l’auditorium du Pôle universitaire du centre-ville de Tlemcen. Organisée par l’Université Abou Bekr Belkaïd, la rencontre se poursuit jusqu’au vendredi 2 octobre.
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du recteur de l’université, le Pr Mourad Meghachou, de ses vice-recteurs, des doyens des facultés, ainsi que de nombreux chercheurs, universitaires et experts nationaux et internationaux, présents sur place ou intervenant à distance.
Dans son allocution, le recteur a souligné l’importance de la thématique retenue pour cette deuxième édition, au regard des défis environnementaux, économiques et sociaux auxquels le monde est confronté. Il a notamment évoqué le changement climatique, la dégradation des écosystèmes, l’érosion de la biodiversité ainsi que les enjeux liés à la sécurité alimentaire, hydrique et énergétique.
De son côté, la présidente de la conférence et doyenne de la Faculté des sciences de la nature et de la vie, des sciences de la Terre et de l’Univers, la Pr Nassima Amel Souleyman Mokhtari, a rappelé que cette deuxième édition s’inscrit dans le prolongement de la première, organisée en 2024 par la Faculté des sciences économiques, commerciales et des sciences de gestion.
Le doyen de cette faculté, le Pr Fathi Benladghem, a, pour sa part, insisté sur la nécessité de renforcer la complémentarité entre les différentes disciplines et approches scientifiques afin de mieux appréhender les enjeux liés au développement durable. Le président du comité scientifique, le Pr Benamer Nahar, a également présenté les principales données relatives à la participation ainsi que les grandes lignes du programme de la conférence.
Cette rencontre intervient dans un contexte international marqué par les difficultés liées à la mise en œuvre de l’Agenda 2030. Les travaux portent notamment sur le ralentissement des progrès dans la réalisation des Objectifs de développement durable, les effets du réchauffement climatique et la persistance de l’insécurité alimentaire dans plusieurs régions du monde.
Au cœur des débats figure une approche fondée sur la pensée systémique, considérant l’eau, l’énergie, l’alimentation, les terres et les matériaux comme des ressources interdépendantes. Les participants s’intéressent ainsi au « nexus des ressources », ainsi qu’aux apports de l’innovation verte et des technologies numériques, notamment l’intelligence artificielle, dans l’amélioration de la gestion des ressources naturelles.
La sécurité des approvisionnements en minerais constitue également un axe important des travaux, compte tenu de leur rôle dans la transition énergétique et la transformation numérique. Les questions de justice sociale et de gouvernance liées à l’exploitation et à la répartition des ressources naturelles occupent, elles aussi, une place importante dans les échanges.
Les travaux s’inscrivent, par ailleurs, dans une approche de conception systémique régénérative, qui vise non seulement à réduire les impacts environnementaux, mais également à restaurer les cycles naturels et les écosystèmes. L’agriculture durable, la gestion de l’eau et de l’énergie, la valorisation des déchets et la restauration des sols figurent notamment parmi les pistes examinées.
Durant trois jours, les communications et les ateliers s’articulent autour de six axes principaux : l’agriculture durable et la sécurité alimentaire, la bioénergie et les énergies renouvelables, la biodiversité et la gestion des écosystèmes, l’action climatique, la santé et le bien-être, ainsi que les partenariats économiques et sociaux.
Pour rappel, la première édition, organisée les 26 et 27 juin 2024 au Centre d’études andalouses de Tlemcen, avait réuni 169 participants issus de plus de 20 pays.
À travers cette deuxième édition, l’Université Abou Bekr Belkaïd entend consolider cet espace de dialogue et d’échange entre chercheurs, experts, décideurs, représentants de la société civile et acteurs du secteur privé autour des enjeux du développement durable et des perspectives de l’après-2030.
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