20-04-2020

UABT-CHU

Le laboratoire de Microbiologie du CHU Tlemcen est fier d'annoncer avoir commencé le depistage et diagnostic COVID par PCR. la technique sera effectuée au niveau du laboratoire biologie moleculaire du departement de pharmacie, et ce pour des raisons techniques et pratiques, avec l'equipement du laboratoire du CHU déménagé à l'occasion.

par cette publication, nous tenons a remercier l'equipe de la faculté:

  • - Mr le Doyen de la faculté de médecine de Tlemcen pour nous avoir ouvert les portes de la faculté pour notre activité en ces temps de crise.
  • Professeur Abiayad et Dr Benamara qui n'ont pas hesités a nous donner de leurs temps, et surtout de leurs énergies pour aménager le laboratoire dans des délais très courts.

et enfin, une pensée pour Dr Abourijal, sans vous le département de pharmacie n'aurait pas existé, merci pour tout!

 

COVID-19 : Plus d’enfants touchés que prévu ?
 
 On pensait jusque-là que l’épidémie COVID-19 épargnait plutôt les enfants et les plus jeunes, en particulier dans ses formes sévères et pour le risque de décès associé. Mais la maladie pourrait toucher plus d'enfants que prévu, suggère cette modélisation d’une équipe de l’Université de Floride du Sud réalisée à partir des cas pédiatriques recensés aux Etats-Unis. Des données présentées dans le Journal of Public Health Management and Practice qui suggèrent une sous-estimation importante du nombre de cas pédiatriques actuellement rapportés -aux Etats-Unis- et qui alertent sur les besoins associés en termes de soins de santé et d’unités de soins intensifs pédiatriques (USIP).
L’étude estime en effet que pour chaque enfant nécessitant des soins intensifs pour COVID-19, 2.381 enfants sont infectés par le virus. Cette estimation étant basée sur les données d’une étude clinique du Centre chinois de contrôle et de prévention des maladies (CDC) menée sur plus de 2.100 enfants avec COVID-19.
 
Plus de 175.000 enfants et adolescents auraient été infectés ces 3 dernières semaines aux Etats-Unis :
 • Selon le registre américain, 74 enfants ont été admis aux Etats-Unis en USIP entre le 18 mars et le 6 avril, ce qui suggère que plus de 175.000 ont été infectés pendant la période.
◦ Les enfants âgés de moins de 2 ans représentent 30% des cas hospitalisés en
soins intensifs.
◦ de 2 à 11 ans, 24% des cas.
◦ de 12 à 17 ans, 46%.
• Si 25% de la population américaine était infectée par le coronavirus avant
la fin de 2020, ce qui est décrit comme une hypothèse raisonnable,
◦ 50.000 enfants pourraient être atteints d’une forme sévère de la maladie.
◦ 5.400 pourraient avoir besoin d’une ventilation mécanique.
• La durée moyenne d’hospitalisation des enfants atteints du COVID-19 aux Etats- Unis est estimée à 14 jours. Et la capacité en lits en soins intensifs pédiatriques serait d’environ 5.100 lits en USIP.
 « Si le risque de forme sévère semble plus faible chez les enfants que chez les adultes, les hôpitaux doivent également se préparer et disposer du matériel et des personnels appropriés pour faire face à un afflux possible de patients plus jeunes ».
 
Après toutes ces données, il est essentiel de comprendre, comment le virus affecte les enfants pour modéliser la pandémie avec précision, limiter la propagation de la maladie et garantir que les plus jeunes patients reçoivent les soins dont ils ont besoin. Entre autres, un taux élevé de cas asymptomatiques chez l’Enfant mérite, aussi, d’être mieux compris.
Une étude, publiée dans l’édition de Pediatrics, menée sur une série de plus de 2.000 enfants avec COVID-19 suspecté ou confirmé conclut que 13% des cas confirmés virologiquement sont asymptomatiques. Ce taux sous-estime presque certainement le véritable taux d'infection asymptomatique, car il est peu probable que de nombreux enfants asymptomatiques soient testés. Parmi donc les enfants symptomatiques, 5% souffraient de dyspnée ou d'hypoxémie (un pourcentage sensiblement inférieur à ce qui a été rapporté pour les adultes) et 0,6% ont évolué vers un syndrome de détresse respiratoire aiguë ou vers une détresse multi-organique ; ce taux est également inférieur à celui observé chez les adultes. Cependant, l’étude montre que les enfants d'âge préscolaire et les nourrissons sont plus susceptibles de manifestations cliniques graves que les enfants plus âgés. Ainsi, l’âge, l’immunodépression ou les problèmes de santé pulmonaire sont des facteurs de ces manifestations plus sévères.
 
La présence d'autres infections virales rend l’évaluation clinique des enfants complexes : d’autres infections virales coexistent dans près des 2 tiers des cas de COVID-19 chez les enfants, ce qui rend complexe l'évaluation des effets du COVID-19.
 
 Le taux élevé de cas asymptomatiques chez les enfants joue un rôle clé dans la transmission de la maladie. Selles, sécrétions nasales, postillons sont autant de voies de transmission possibles, écrivent les auteurs qui confirment ainsi implicitement la nécessité des mesures de fermeture des crèches et des écoles. Au-delà, en expliquant ce taux élevé de cas asymptomatiques, il serait possible de mieux comprendre le virus et la pathogenèse de COVID-19.
 
« Il est important de pratiquer toutes les distanciations sociales, de respecter les mesures d’hygiène et autres recommandées par les autorités de santé publique pour minimiser la transmission des enfants aux plus âgés. En outre, il faut mener des recherches sur les raisons pour lesquelles les enfants sont affectés différemment des adultes par l'infection. De telles recherches pourraient permettre de mieux comprendre la maladie et les moyens de la prévenir ».
 
 
Source: Journal of Public Health Management and Practice.
 
 
HT